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Les citoyens américains optent pour l’homme amélioré
jeudi 4 décembre

Organisée par le Center for Nanotechnology and Society de l’Arizona State University, une série de six conférences de consensus ont eu lieu en mars dernier aux Etats-Unis. Le sujet ? Rien que discuter et recueillir les avis des participants sur le développement des nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives (NBIC) dans le but d’améliorer les capacités humaines. Implanter une puce dans le cerveau pour appendre en dormant ou des yeux électroniques pour voir la nuit semblent des finalités acceptables pour le panels de 74 citoyens participant à ce programme. Globalement améliorer l’homme ne pose pas de problème fondamental. A l’unanimité, les six groupes mentionnent néanmoins la nécessité de réglementer ces travaux sur les NBIC et de tenir le public informé. 5 groupes (sur les 6) s’inquiétent des inégalités devant l’accès à ces technologies et donnent la priorité aux applications thérapeutiques plutôt qu’à l’amélioration. 4 groupes demandent, que des considérations éthiques soient prises en compte lors des décisions et qu’une attention particulière soit donnée au respect de la vie privée. Seulement la moitié des groupes (3 sur 6) s’inquiètent finalement du risque que pourraient faire courir ces technologies à nos libertés, particulièrement en ce qui concerne la liberté de choix : dans un monde peuplé d’hommes augmentés, l’individu peut-il refuser ces « améliorations » et choisir d’être un homme « normal », c’est-à-dire à un « sous-homme » ?

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