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Urgence à Grenoble : vers un débat de fond sur les options de politiques scientifiques
7ème chronique Nanos&Nous
jeudi 26 novembre 2009
par Brice Laurent
popularité : 1%
Le débat national sur les enjeux des nanotechnologies abordera, le 1er décembre prochain à Grenoble, la question des libertés individuelles et celle de la nanomédecine. La largeur des thèmes traités oblige à "agrandir" le questionnement aux politiques et valeurs qui les soutiennent.

Pourquoi parler de libertés individuelles dans le cadre d’un débat sur les nanotechnologies ? D’abord parce que le travail à l’échelle nanométrique ouvre des possibilités nouvelles pour l’électronique de pointe : la réduction de la taille des composants électroniques permettraient de faciliter l’utilisation et la diffusion de dispositifs de type RFID assurant l’identification univoque des produits… ou des individus eux-mêmes. On peut alors s’interroger sur les façons de préserver la confidentialité des données personnelles, voire la liberté individuelle.

La nanomédecine quant à elle est au cœur des programmes de recherche en nanotechnologies et nanosciences. Elle promet des traitements localisés des tumeurs, ainsi que des dispositifs de diagnostic efficaces, facilement transportables et peu coûteux. Les applications des nanotechnologies à la santé humaine pourraient sembler consensuelles. Elles soulèvent pourtant des questions cruciales : qu’en sera-t-il de l’accès aux nouvelles technologies de soin ? Comment l’utilisation de diagnostics avant même l’apparition des premiers symptômes serait-il contrôlé ?

Nanoélectronique et nanomédecine montrent bien l’ampleur des questions soulevées et la variété des domaines techniques concernés par l’appellation « nanotechnologies ». Les deux thèmes du débat de la semaine prochaine connectent de nombreuses disciplines scientifiques et des questions éthiques cruciales.

Face à l’ampleur des thèmes relatifs aux nanotechnologies, on peut être tenté de voir là, la preuve que le terme « nanotechnologies » n’est qu’une étiquette, un label, dont on se pare pour obtenir des financements, ou suivre une mode. Face à cette mode, il s’agirait alors de considérer froidement la liste des technologies concernées, et d’examiner les « impacts sociaux » de chacune d’elles. En suivant cette perspective, on serait sans doute amené à critiquer le choix des thèmes du débat de la semaine prochaine : n’est-il pas ambitieux de traiter à la fois de nanoélectronique et de nanomédecine au cours d’une même réunion ? Mais on peut aussi prendre au sérieux la largeur des domaines recouverts par les nanotechnologies, et s’interroger sur ce qui unit les thèmes qui seront discutés lors du débat public du 1er décembre. A cet égard, le lieu de ce débat, Grenoble, est loin d’être anodin.

Nanomédecine et nanoélectronique sont au cœur du projet grenoblois de développement des technologies. Les projets nanomédecine et nanoélectronique de l’agglomération grenobloise s’ancrent dans une longue tradition de recherche locale, dont le prix Nobel de physique Louis Néel est un des symboles. Cette tradition est inséparable du « modèle grenoblois » de soutien fort au développement scientifique de la part des collectivités territoriales. Plus que jamais le « modèle grenoblois » est à l’œuvre sur les nanotechnologies : l’agglomération de Grenoble, la « Métro », et les autres collectivités n’ont jamais démenti leur soutien – y compris financier – aux projets relatifs aux nanotechnologies, via le centre Minatec, les projets Nanobio, et le récent Clinatec. Aux intérêts locaux s’ajoutent des considérations nationales : les nanotechnologies sont intégrées dans une politique de développement territorial. Cela se traduit par exemple par la mise en place de pôles de compétitivité, qui sont des structures locales vouées à la mise en réseau d’acteurs universitaires et industrielles de la recherche scientifique. A Grenoble, le pôle Minalogic, consacré à la micro et nanoélectronique et au logiciel embarqué, est « à vocation mondiale ».

Les nanotechnologies touchent l’électronique et la biologie, les questions de liberté individuelle et celles d’éthique du vivant. Et cela, non seulement parce qu’elles font se rencontrer les disciplines scientifiques, et qu’elles regroupent des technologies transversales dont la liste des applications est longue. Mais aussi et peut-être surtout parce qu’elles sont un programme de politique scientifique, qui associe projets scientifiques mobilisant de nouvelles pratiques et des instruments innovants, organisation de la recherche fondée sur des liens étroits entre recherche et industrie, et plans de développement territorial fondés sur la mise en relation d’acteurs locaux.

La critique radicale des nanotechnologies telle qu’elle se fait entendre à Grenoble n’a pas ignoré cette dimension : c’est un programme global d’organisation de la science et de la société qui est dénoncé par les critiques les plus actifs. Pour ceux-ci, il est vain de parler des « impacts » ou des « effets négatifs » de la technologie – qu’il serait alors possible de chercher à contrer. La critique est celle de l’ensemble de la politique nanotechnologies, à la définition de laquelle la société civile est loin d’avoir été impliquée.

Comment alors aborder le débat public ? On peut refuser tout principe de participation au motif que la participation est déjà une compromission avec un programme critiquable. On peut aussi considérer, et les orientations de Vivagora nous y conduisent, qu’émerge avec les nanotechnologies l’opportunité de mettre en discussion bien plus que les « impacts » d’une technologie : le processus même de définition d’une politique scientifique pourrait devenir l’objet du débat. Tirer parti de cette opportunité, ce serait associer différents acteurs, dont ceux de la société civile, à la définition des orientations technologiques, de les ajuster aux aspirations communes et à la construction des instruments, comme l’étiquetage, la déclaration obligatoire ou l’évaluation risques bénéfices, pour maîtriser le développement des technologies.

La discussion sera-t-elle bloquée dans l’examen des « impacts » d’une série de technologies non contestables ? Ou bien permettra-t-elle d’envisager des prises pour repenser les façons de prendre des décisions publiques sur les questions techniques ? C’est là un enjeu central pour l’ensemble de ce débat public. On peut souhaiter que la réunion de Grenoble permette de mettre en débat les façons de définir les politiques scientifiques locale et nationale.

 

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Messages du forum :
Nanoarmes vs Transhumanisme, LA singularité évolutionnaire, généralités pour les "nuls".
vendredi 26 mars 2010
par  Jean-Luc Donné-Matteo

http://www.worldometers.info/fr/ http://fr.wikipedia.org/wiki/Transhumanisme

Le nanoterrorisme est-il possible ? Théoriquement oui, en pratique une nanoarme peut-être conçue par :

La matière première qui est très facile à obtenir comme par exemple Les microbes, virus, prions, mais aussi les molécules communes de l’industrie chimique et/ou pharmacologique, mais encore molécules naturelles de plantes et d’animaux. Et enfin les éléments chimiques simples de la table de Mendeleïev. En résumé la matière première est partout mais aussi gratuite vu la très faible quantité de matière dont à besoin la nanoarme. L’information, toutes les connaissances en chimie, en physique, en biologie, tout cela à l’échelle nano ou quasi-nano. Les connaissances sur l’utilisation des outils et des environnements nécessaires à la conception de la nanoarme. Certaines informations manquantes aux chercheurs peuvent s’acheter pour gagner du temps. De l’imagination, de la créativité, du rigorisme, bref des qualités de tout bon chercheur. Du temps, temps qui peut-être très variable en fonction des moyens financiers et de l’efficience des chercheurs. Quelques semaines à quelques années. Des outils, instruments de grande précision qui sont de moins en moins cher. Des étudiants-chercheurs ayant fait de longues études dans différentes branches des sciences. Et enfin des pensées terroristes dont le but est de tuer des vies humaines, de la simple personne à l’humanité entière. Il est possible de cibler certaines caractéristiques génétiques des individus qui déclencherait la nanoarme ; ainsi il est possible de décimer certaines ethnies, et chez les autres ethnies la nanoarme ne serait pas activée. Il est ainsi possible de cibler certains pays plutôt que d’autres aux noms d’idéologies aberrantes.

Nul besoin forcément d’un pays pour concevoir ce type d’arme, un petit groupe suffit voire une seule personne.

Il serait très difficile voire impossible de savoir d’où proviendrait une telle arme ; Une nanoarme peut passer n’importe quelle frontière car indétectable, elle peut se lâcher dans la nature n’importe où, par un être humain, une lettre que l’on vient d’ouvrir, un oiseau migrateur, des poissons etc. Elle peut se répliquer très rapidement dans l’eau ou l’air, peut se transmettre par contact entre deux personnes ou plus simplement par le vent, les courants d’air, en amont des conduites d’eau d’une ville, pour par exemple ne cibler qu’une ville unique par l’eau contaminée.

Les nanopollutions peuvent être considérées comme des nanoarmes non voulues, elles peuvent être facilement produites dans une infinité d’endroits de par le monde où des découvertes nanotechnologiques sont projetées sur le marché mondial sans avoir étudié la nocivité à long terme de cette découverte, ni même parfois à court terme.

Un exemple tout simple est un jouet lancé sur le marché avec des parties venant de nanotechnologies. Ce jouet touché ou inhalé peut parfaitement créer des maladies extrêmement diverses et tout dépendra où elles agiraient sur le corps humain ; des cancers sont à redouter mais aussi une attaque du système immunitaire qui fait que le corps humain peut développer une foule de maladies.

Ces pollutions peuvent aussi développer des maladies graves sur de grandes populations mais sur le long terme, aucune étude n’ayant été faite.

Voilà donc quelques exemples de pollutions possibles, mais comme les nanoarmes des terroristes, elles peuvent se présenter sous de multiples formes.

Les nanoarmes sont la partie extrêmement dangereuse de la singularité actuelle ou qui arrive.

L’autre principale branche de la singularité technologique se veut à l’opposée des nanoarmes, de la mort. C’est la branche fertile et prometteuse des nanotechnologies, nous pouvons l’appeler transhumanisme, temporairement, ce mot est d’ailleurs très proche de la réalité des faits même s’il revêt des aspects philosophiques parfois bien différents.

Le transhumanisme, évolution naturelle, bond évolutionnaire entre l’humain et le posthumain.

Déjà, de nos jours ou sinon dans les quelques mois ou années à venir nous aurons les moyens technologiques, en bonne partie grâce aux nanotechnologies, de rallonger nos vies de quelques dizaines d’années. C’est un pas décisif, et aux vues de l’explosion des sciences et technologies actuelles, quelques dizaines d’années de vie en plus suffisent théoriquement à rallonger toutes les vies humaines sur La Terre de plusieurs centaines d’années et à partir de là nous avons tout le temps pour devenir quasi-immortels.

C’est surement le seul moyen d’échapper aux nanoarmes ou du moins d’avoir les techniques et outils nécessaires pour s’en soigner rapidement mais encore s’en protéger efficacement. Sinon quelle autre solution, se cacher ? Où et pour combien de temps ?

C’est l’autre principale branche de la singularité nanotechnologique dont il sera impossible de stopper la progression.

Tout ce que j’écris ce sont bien-sûr des généralités, une infinité de questions y sont liées à commencer par l’éthique, la relation aux religions, mais encore être immortel c’est peut-être merveilleux mais comment vivre son immortalité ?

Il faut aussi considérer l’énorme somme de connaissances faites en parallèle du transhumanisme pour offrir à la vie toutes sortes de solutions :
- Un cerveau neuf avec une foule de possibilités liées par exemple à la relation fine de la pensée à son environnement. Il sera possible de commander une infinité de choses de notre environnement par la pensée. Mais ce n’est qu’un exemple d’utilisation des nanosciences parmi une multitude. Augmentation de la mémoire, du QI, de l’intelligence rapide et profonde mais encore avoir de nouvelles perceptions, être extrêmement créatif, et pourquoi pas une science du bonheur et de l’extase ? Et encore nous n’en somme pas au posthumain, ce dernier peut transcender la conscience, histoire de dire que le posthumain alimente chez beaucoup de gens les rêves, les espoirs les plus fous, comme communiquer avec les morts ?

L’urgence d’une prise de décision délicate d’ampleur internationnale et sans précédent contre le nanoterrorisme.

Urgence est un mot faible, il me semble que nous sommes un peu en retard. Les nanotechnologies entrent déjà dans notre environnement, dans notre nourriture.

La révolution est encore bien trop silencieuse mais cela doit inexorablement exploser dans les consciences des politiciens et des gens qui ne demandent qu’à vivre vraiment, pleinement et le plus longtemps possible !

Voilà donc mon premier petit message sur ce que je considère comme la plus grande révolution de tous les temps avant le posthumanisme.

J’espère ne pas avoir été trop scientifique, mon approche est plutôt de l’ordre d’une recherche de logique informationnelle, comme nous racontons une histoire magique aux enfants, mais ce qui devient réellement magique ici, c’est la réalité, réalité de notre évolution, un accouchement, dont les bébés que nous seront, dépasse toute imagination du merveilleux, où tout espoir peut se concrétiser.

Ce texte est une présentation accessible à la majeure partie des lecteurs, il peut sembler, il devrait sembler grossier, voire simpliste chez les puristes, il peut être synthétisé en seulement quelques mots, assurément pour une minorité de personnes ; mais comme je l’écris c’est pour le plus grand nombre de gens, il peut être changé, compété par un panel de de scenarii, la prise de conscience passant par l’impact sur l’imaginaire, et après, la suite logique sont les questions des plus générales voire banales aux plus pointues.

Jean-Luc Donné-Matteo.

To see a word in a grain of sand, And a heaven in a wild flower, Hold infinity in the palm of your hand, And eternity in an hour.

William Blake, Auguries of innocence, 1

Voir le monde dans un grain de sable, Et le ciel dans une fleur sauvage, Tenir l’infini dans la paume de sa main Et l’éternité dans l’heure qui vient.

P.S. Quand je parle du mot nano j’englobe toutes les formes d’ingénieuries et/ou du vivant jusque à peu près le micromètre. P.P.S. Enfin en ce qui me concerne l’artificiel est un mot anthropocentrique, tout est naturel, question de philosophie, mais cela ne change rien au texte finalement.

wem3 wem3 @gmail.com (enlever les espaces, merci). Cyber, de l’origine des espaces.




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Urgence à Grenoble : vers un débat de fond sur les options de politiques scientifiques
7ème chronique Nanos&Nous
mercredi 4 août 2010
par  Jessice Olviea
Merci pour ce détachement. J’ai essayé de trouver quelque chose exactement comme cela pendant des jours maintenant .. Il s’agit d’une partie de mon étude et va vraiment m’aider dans une grande manière. J’espère que son ok si je utiliser ce que ma référence. Je vais certainement inclure l’URL dans ma bibliographie.


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